
"Alors que les services publics et les entreprises font des efforts financiers importants pour diminuer le coût des appels en faveur des usagers et consommateurs, ils sont actuellement détournés par certains opérateurs de communications électroniques fixes et mobiles", soulignent Eric Woerth et Luc Chatel dans cette lettre, datée du 11 mars et adressée à la Fédération française des télécoms. Les deux ministres citent l'exemple du numéro d'appel vers le Pôle emploi, organisme chargé d'accompagner les chômeurs dans leur recherche d'emploi. Selon les calculs de l'AFP effectués fin janvier, téléphoner au 39 49 devrait coûter en principe 11 centimes d'euro l'appel, alors qu'il est facturé 28 à 29 fois plus cher par certains opérateurs mobiles.
Pour les abonnés au téléphone mobile en effet, la communication est facturée hors forfait. Il en est de même depuis une "box" internet, où l'appel est systématiquement compté en dehors du forfait, même lorsqu'il est indiqué comme étant au tarif local. De plus, une surtaxe "airtime", correspondant au coût d'acheminement de l'appel par l'opérateur, peut également être appliquée. Désormais, en appelant le 39 49, un message vocal informe que l'appel "peut être surtaxé" s'il est émis depuis un téléphone mobile ou une box internet.
De son côté, la Fédération des télécoms a indiqué qu'elle venait de "monter un groupe de travail sur le sujet" après avoir reçu le courrier du ministre du Budget. Interrogés, SFR et Bouygues Telecom n'ont pas souhaité faire de commentaires, tandis qu'Orange a souligné qu'inclure ces appels dans les forfaits aurait "des impacts financiers sur l'économie globale des services à valeur ajoutée". Eric Woerth et Luc Chatel appellent également à une plus grande "transparence sur le prix réel des appels vers les numéros surtaxés" et annoncent la publication prochaine d'un arrêté sur le sujet qui imposerait un message vocal en début d'appel précisant les tarifs appliqués
Source : TF1